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Interview

Interview
avec Maxime Roussy
1. À quel âge as-tu commencé à écrire des romans?
Mon premier roman s’intitulait l’ « Arcane sans nom », j’avais dix-huit
ans. C’était un roman policier et il a été refusé par tous les éditeurs à
qui je l’ai envoyé. Une chance, il était mauvais ! Le premier roman édité,
« Du sang sur la chair d’une pomme », l’a été en 1999. J’avais donc 22
ans.
2. Enfant, aimais-tu écrire des histoires?
Oui, j’ai toujours aimé écrire des histoires. Je me rappelle avoir du
plaisir, avec ma mère, notamment, à inventer des péripéties à des
personnages.
3. Quel effet ça t’a fait de savoir que ton roman allait être édité?
Ouf ! Quand j’ai décroché le téléphone que je me suis rendu compte que
c’était Michel Brûlé, l’éditeur des Intouchables, au bout du fil, je me
suis dit qu’il se passait quelque chose parce qu’habituellement, c’était
par lettre que les refus se faisaient (les courriels n’étaient pas
populaires dans ce temps-là!). J’avais tellement espéré être un jour
publié, c’était surréaliste ! Comme un enfant qui reçoit ENFIN le cadeau
de Noël qu’il désirait le plus au monde.
4. Comment t’y es-tu pris pour présenter ton roman à une maison
d’édition?
Avant que j’envoie mon manuscrit, j’ai établi un contact avec Michel Brûlé
parce que j’avais lu, dans un livre du genre « Comment faire publier votre
roman », que le meilleur moyen d’arriver à ses fins pour un auteur est
d’avoir un pied dans le milieu. Je lui ai envoyé une lettre et il m’a
invité à la fête qu’il avait organisée pour le cinquième anniversaire de
sa maison d’édition. J’ai fait sa rencontre et lorsqu’il a lu le manuscrit
de « Du sang sur la chair d’une pomme », il a pu mettre un visage d’auteur
sur ce qu’il lisait. Cela a peut-être aidé. Faudrait lui demander, en fait
!
5. D’où t’es venu cette passion pour l’écriture?
Je ne sais pas. C’est en moi. Comme une force mystérieuse qui m’oblige à
m’asseoir devant mon ordinateur et à raconter des histoires. C’est
inexplicable et c’est tant mieux !
6. De quoi t’es tu inspiré pour écrire cette merveille, Pakkal et de
quoi t’inspires-tu en général lorsque tu écris?
J’ai reçu une commande de mon éditeur pour écrire une histoire qui
porterait sur les Mayas. Je ne connaissais rien de cet univers riche et
fort instructif. Lorsque j’ai commencé à effectuer des recherches, je suis
tombé sur une information intéressante : un roi maya, Pacal, de la cité de
Palenque, a accédé au trône à 12 ans 125 jours en 615 de notre ère. Je me
suis dit que j’avais le personnage de mon histoire. Restait maintenant à
l’écrire, cette fameuse histoire !
Tout ce qui est de culture maya m’inspire; leur panthéon des dieux, leurs
ruines, leur manière de concevoir le monde, leur respect de la nature,
etc.
7. Quel effet ça te fait de savoir que beaucoup de jeunes lisent et
adorent Pakkal?
C’est particulier. Lorsque j’écris, seul devant le moniteur de mon
ordinateur, je n’arrive pas à concevoir qu’un lecteur ou une lectrice va
prendre de son précieux le temps pour me lire. Je n’en prends conscience
que quelques mois plus tard, lors d’un salon du livre, par exemple, où il
arrive parfois que les jeunes doivent faire la file pour pouvoir me
parler. C’est très valorisant. Ils sont rares les métiers où on reçoit
autant d’amour!
8. Pour terminer, quels conseils donnerais-tu à un jeune auteur?
D’écrire, d’écrire et encore d’écrire. D’écrire ce qu’il a le goût
d’écrire, et non pas de suivre les modes. De persévérer. De croire en lui.
D’être ouvert à la critique. Et, plus que tout, d’avoir du plaisir.
Merci beaucoup d’avoir accepté cette interview!
Ça m’a fait plaisir!
Un peu plus+ sur le tome 4
1. D’où vous est venue l’idée du tome IV ?
Certains citoyens de Palenque sont affligés d’un mal mystérieux. Ce mal,
il existe véritablement et je crois que c’est la pire chose qui puisse
arriver à un individu. Aussi, Pakkal devra agir comme souverain de
Palenque, expérience beaucoup plus pénible qu’il ne le croyait. Ce n’est
pas fait pour tout le monde, la politique, surtout quand on a 12 ans !
2. Dans le tome IV, allons-nous découvrir d'autres Seigneurs de la mort
?
Sans trop en révéler sur l’histoire, disons que j’ai laissé tranquilles
les Seigneurs de la mort pour ce tome. Mais Pakkal devra quand même
affronter un redoutable ennemi.
3. Celui qu’on voit sur l’illustration du Village des ombres ?
Oui, entre autres.
4. Qui est-il ? Il semble être lui-même un Seigneur de la mort, c’est
le double de Pakkal, non ?
Je ne peux pas en dire plus, désolé.
5. Laya et Pakkal sortiront-ils ensemble?
Cette question-là, on me la pose souvent. Faudrait leur demander ! J
6. Êtes-vous satisfait de la réception qu’ont reçu les trois premiers
tomes de Pakkal ?
Dans les circonstances, oui. J’ai eu une belle couverture médiatique et
les critiques sont, dans l’ensemble, favorables. Mais je dois avouer que
le boycott des enseignant(e)s des salons du livre m’a fait mal. J’aurais
voulu rencontrer le plus de lecteurs et de lectrices possibles, c’est
crucial pour une nouvelle série qui paraît. Je me reprendrai l’année
prochaine.
7. En même temps que le Village des ombres, le Codex de Pakkal paraît.
De quoi s’agit-il ?
C’est un lexique du monde de Pakkal, accompagné d’illustrations exclusives
de Boris Stoilov. En plus d’en apprendre sur les personnages, je me suis
permis d’expliquer quelques concepts fascinants de la civilisation maya,
comme les méthodes qu’ils utilisaient pour compter le temps, leurs
fascination pour le ciel, etc.
8. À quand le tome V ?
Le tome V, qui portera le titre de la Revanche de Xibalbà, sortira au mois
d’août 2006. Il y a de fortes chances que d’autres Seigneurs de la mort
viennent porter main forte à Ah Puch !
Interview donné par Florence Chadronnet |